André Breton, l'implacable surréaliste

André Breton photographié par Henri Manuel. PHOTO: Wikimedia Commons
André Breton photographié par Henri Manuel. PHOTO: Wikimedia Commons

 

Pragmatique, ingénieux et révolutionnaire, Andre Breton (1896-1966) a engendré le germe d'un nouvel ordre artistique lorsqu'il a écrit en 1924 le Manifeste du surréalisme.

Ouvrage dans lequel il énonce les principes d'un art réactionnaire contre la «raison trop raisonnée», le rationalisme et le positivisme philosophique.

Le poète, philosophe et écrivain né à Tinchebray, en France, est considéré comme le père du surréalisme pour tout leur dévouement théorique et pratique à la reconnaissance de la liberté spirituelle et subconsciente de la création.

Cette idéologie a été décrite par l'auteur comme: "Automatisme psychique pur à travers lequel nous avons proposé d'exprimer par écrit ou de toute autre manière le véritable mécanisme de la pensée."

Il a également souligné que c'était un dictée de la pensée loin de tout contrôle exercé par la raison et de toute préoccupation esthétique ou morale.

Parmi les artistes les plus remarquables qui ont travaillé dans le cadre de ce guide créatif figurent Salvador DalíRené Magritte, Pablo Picasso, Joan Miró, Remedios Varo, Leonora Carrington et Frida Kahlo.

D'autre part, de la parenté que ce courant engendrait avec le dadaïsme et les pratiques de la psychanalyse, André Breton a précisé qu'elles étaient purement affectives et inspirantes, puisqu'elles avaient d'autres objectifs et valeurs.

Le surréalisme étant une intention issue du langage, les œuvres les plus représentatives de l'héritage artistique breton sont les récits: Nadja, Anthologie de l'humour noir y Art magique.

Cependant, son impact sur la culture universelle réside dans le fait d'avoir créé une doctrine intemporelle qui implique la relation permanente entre liberté, poésie et amour comme moteur créatif.

Des lois non promulguées qui ont inspiré de nombreuses générations d'artistes au cours d'un siècle.